Originaire de Québec, les frères Guillaume et Maxime Chiasson sont Ponctuation, un groupe rock garage qui présente son premier album, 27 Club, disponible en magasin depuis le 19 mars sous étiquette Bonsound.

L’album a été entièrement enregistré et mixé sur bande magnétique, au studio Hotel2Tango à Montréal par Howard Bilerman (Arcade Fire, The Spaceshits, King Kang & BBQ, etc.).  Le titre de l’album fait référence aux artistes influents qui sont morts à l’âge de 27 ans, tel que Kurt Cobain, Janis Joplin et Jimi Hendrix (pour n’en nommer que quelques-uns).  Des textes tournant autour de la notion du temps et de l’urgence, un album enregistré en un temps record; avec 27 Club, les frères Chiasson ont su reproduire le son et l’énergie qu’ils dégagent sur scène.  Un vent de fraîcheur à la scène rock francophone, avec un son brut, innovateur, riche et sans prétention à découvrir!

Le spectacle de lancement de l’album a lieu ce soir au Cercle, soit le jeudi 28 mars.  Voici quelques questions posées au groupe.

Comme le retour du vinyle, croyez-vous au retour des cassettes?
Je crois qu’on peut parler d’un retour aux mediums analogiques en général. Bien sûr le vinyle a toujours eu une place particulière dans le coeur des mélomanes, on n’a jamais vraiment arrêté d’écouter du vinyle mon frère et moi. Ce qui est bien avec la cassette, c’est que ça coûte pas cher. Les bands indé. peuvent aisément se permettre d’en faire une « batch » et d’en vendre en spectacle. C’est très punk comme médium, un peu comme le 7 pouce finalement.

Dans l’ère numérique dans laquelle nous sommes, qu’est-ce qui vous a poussés à enregistrer sur des bandes magnétiques?
Pour nous c’est un peu comme la photo argentique, ya pas un logiciel au monde qui va simuler le son de la vrai affaire. Une question d’esthétique au fond. Mais aussi, ya la démarche, dans le mix surtout. Le fait de mixer manuellement, ça devient presqu’une performance en soit. Faut presque le faire pour comprendre, c’est très authentique, organique.

Il y a une grosse scène émergente de bands au Québec qui décident de chanter en anglais. Pourquoi avez-vous décidé de chanter en français?
Pour nous c’est une évidence, pourquoi préférer une autre langue que la sienne pour chanter. Je trouve ça très « awkward » comme dirait Molière de chanter en anglais et de soudainement parler en français au public entre deux tounes. On donne beaucoup trop de mérite à une langue aussi ordinaire que l’anglais, arrêtons d’avoir honte de notre culture.

Vous êtes frères. Avez-vous les mêmes influences musicales?
En grande partie. On est des mélomanes. On se relance toujours lorsque l’on découvre un bon band. On partage quoi!

Vous êtes originaire de Québec. Pourquoi avoir décidé de rester dans la Vieille Capitale?
On s’est dit que s’il ne se passait pas grand chose à une certaine époque, c’est justement parce que les gens quittaient. Ya du talent à Québec, même plus qu’ailleurs selon moi. Faut juste que le gens décident de rester et de s’épauler pis ça va bien aller.

Les thèmes de votre nouvel album sont le temps et l’urgence. Quelles sont les choses que vous voulez absolument accomplir dans votre vie? Y a-t-il des choses que vous avez peur de ne pas avoir le temps de réaliser?
On a des tonnes de projets en tête mon frère et moi. Max va avoir un enfant, ça c’est un vrai projet!

27 Club. Ces artistes disparus ont-ils été importants dans votre vie de musiciens?
On découvre toujours la musique en connaissant les artistes les plus connus en premiers, dans cette mesure ils ont été important pour nous mais évidemment, on a découvert autre chose ensuite.

Pour terminer, êtes-vous plus Jimmy, Janis, Jim ou Kurt?
Kurt assurément, pour son côté punk et son côté je fais ce qu’il me plait.

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